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77 femmes candidatent collectivement à la rédaction en chef du Parisien

77 femmes candidatent collectivement à la rédaction en chef du Parisien

Histoire de se faire entendre.

Par Clémentine Spiler

77 femmes journalistes au Parisien ont voulu dénoncer la non-parité de leur hiérarchie, étant donné que la plupart des postes à responsabilité y sont occupés par des hommes. Après avoir appris la nomination d’un quatrième homme aux côtés du directeur des rédactions, et alors qu’un poste de rédacteur en chef venait de s’ouvrir, les femmes journalistes de la rédaction ont décidé d’agir.

77 d’entre elles ont donc postulé, avec une candidature collective et symbolique à ce poste qui, selon elles, sera vraisemblablement attribué à un homme. « [Une candidature] de principe, car mon profil ne correspond peut-être pas au poste actuellement ouvert. En revanche, de nombreuses femmes en ont pleinement les qualifications. Des femmes aujourd’hui absentes, à ce niveau de la hiérarchie de notre journal, dont la charge est de donner le cap aux équipes, à travers ses choix éditoriaux », peut-on lire dans leur email. 

De nombreux soutiens

Elles ont rapidement reçu le soutien de 62journalistes de L’Obs qui dénoncent une situation similaire au sein l’hebdomadaire. Dans une lettre ouverte, elles dénoncent également les inégalités de salaires entre hommes et femmes. 

Paradoxalement, c’est une femme, la directrice générale du Parisien, Sophie Gourmelen, accompagné de Stéphane Albouy, directeur des rédactions, qui a répondu aux 77 journalistes. Comme le note Le Monde, ils ont affirmé être « sensibles » à ce message. « Qu’il n’y ait pas de femmes au sein de la direction de la rédaction est un constat que nous partageons avec vous. Ce n’est en aucun cas une volonté. Nous continuerons à apporter une attention extrême à ce que l’évolution professionnelle des femmes soit accompagnée afin de leur permettre d’accéder à tous les postes de l’entreprise. »

Par ailleurs, un texte de solidarité signé par les cheffes de rubriques du Parisien, mais aussi une centaine d’hommes, a été publié. « Notre journal se doit à l’évidence d’accompagner ce mouvement. Comme toute entreprise. A une différence près : un journal donne le ton, repère des tendances, respire l’air du temps. Avec un peu d’avance si possible. Ne soyons pas à l’arrière-garde de cet élan-là », peut-on y lire.