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La douceur de Blick Bassy panse les plaies du colonialisme

En douceur, Blick Bassy panse les plaies du colonialisme

Nouvo Nova : « Woñi » de Blick Bassy

Par La programmation musicale.

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté: le Nouvo Nova vous présente dorénavant les coups de coeurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Woñi » de Blick Bassy.

En 1958 mourait Ruben Um Nyobè, figure de la lutte pour l’indépendance du Cameroun, assassiné par l’armée française. Il y a un peu plus de soixante ans, donc: un triste anniversaire commémoré par Blick Bassy sur 1958, album-hommage mélancolique et résistant dont nous vous parlions il y a quelques semaines et qui paraît aujourd’hui chez No Format!. En retraçant l’histoire du combat indépendantiste dans son pays, le chanteur et guitariste camerounais renvoie à un présent toujours marqué par les conséquences du colonialisme, invitant les jeunes générations à un nécessaire devoir de mémoire. 

Cordes et cuivres coexistent avec douceur sur des chansons en dialecte bassa, la langue de son ethnie et celle de Nyobè, figure centrale du disque que Bassy évoque et incarne tour à tour — comme sur le titre « Woñi » (« peur »), une caresse acoustique qui se voit aujourd’hui accompagnée d’un clip à l’émouvante sobriété.

Blick Bassy sera en concert le 11 avril au Rocher de Palmer (Bordeaux), le 15 avril à la Cigale (Paris) et le 19 avril au Printemps de Bourges.

Vous pouvez également réécouter son interview par Marie Transport sur un bateau-mouche parisien, lors de laquelle Blick Bassy évoquait également les cicatrices physiques du colonialisme, qui s'imposent aujourd'hui encore dans la chair des jeunes gens