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« Pas tant d'chichi ponpon » : l'élégante bossa de Jean Constantin

« Pas tant d'chichi ponpon » : l'élégante bossa de Jean Constantin

Nova Classics : « Pas tant d'chichi ponpon » de Jean Constantin.

Par La programmation musicale.

Cet été, Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop.  Aujourd'hui : « Pas tant d'chichi ponpon » de Jean Constantin.

Capable de la plus grande légèreté comme de la plus belle poésie, Jean Constantin est un artiste inclassable de la chanson française. Autodidacte, il apprend à jouer du piano en écoutant du jazz, avant d'être remarqué par Bruno Coquatrix lors d’un concours de jeunes talents. Il traînera ensuite son inégalable grosse moustache sur les scènes de cabaret des années 50, optant pour un registre primesautier, quelque part entre Bobby Lapointe et Dario Moreno. Ses premiers succès fantaisistes comme « Les pantoufles à papa » ou « Le pacha », sont empreints de cha-cha-cha-cha, de salsa ou de jazz. Mais ses talents de compositeur se déploient aussi pour les autres: c’est lui qui composera « Mon manège à moi » interprété par Edith Piaf ; c’est aussi lui derrière le « Truc en plume » de Zizi Jeanmaire. Devinant la sensibilité de l'homme derrière l'humour, François Truffaut fera même appel à lui pour composer et diriger la majestueuse B.O. de son premier long-métrage, Les 400 Coups.

Jean Constantin - Le Poulpe

En 1970 paraît son album le plus audacieux : Le Poulpe. On y voit, sur la pochette, un Constantin corpulent, au crâne dégarni, riant devant son piano: et riant, l’album l’est, mais il est aussi splendide. Il faut dire que les arrangements sont de Jean-Claude Vannier, grand collaborateur de Gainsbourg, avec qui il a notamment écrit l’album Histoire de Melody Nelson. Les influences funk et latino de Vannier et Constantin se ressentent tout le long de ce Poulpe, comme dans « Pas tant de chichi Ponpon » : une bossa-nova aussi absurde qu’élégante, où Constantin contemple la cambrure d’un corps, invitant à la frivolité estivale jusqu’à ce que « la vague vienne tout effacer ».