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Nova Classics : « Move Your Body » de Marshall Jefferson.

La naissance de « Move Your Body », le classique de la Chicago House

Nova Classics : « Move Your Body » de Marshall Jefferson.

Par La programmation musicale.

Cet été, Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop.  Aujourd'hui : « Move Your Body » de Marshall Jefferson.

Pionnier de la house de Chicago, Marshall Jefferson innove en 1986 avec l’hymne « Move Your Body », qui marque la première utilisation d’un piano dans la house.

Les sons de Detroit viennent alors d’arriver dans les clubs de Chicago, notamment au Warehouse, club où Frankie Knuckles a longtemps été résident. C’est ce club qui donnera son nom à la house music naissante, associée à ses débuts à la communauté gay: le genre se popularise alors à Chicago comme un moyen d’éloigner les gangsters des clubs. 

Le jeune Marshall Jefferson, alors employé de poste, découvre au même moment le séquenceur Yamaha QS1 dans un magasin. Alors qu’il n’a jamais joué de musique, il repart avec le Yamaha, deux claviers et une boîte à rythmes (qu’il doit payer à crédit). Il apprend à en jouer seul et créée « Move Your Body », sous-titré (modestement) « The House Music Anthem ».

Porté par ses accords de piano rythmés et sa voix masculine (celle du chanteur local Curtis McClain), « Move Your Body » définira le son de la Chicago house, qui doit beaucoup à la soul et au gospel. Mais quand Jefferson apporte le morceau à Trax Records, le grand label de Chicago, le fondateur Larry Sherman refuse d’abord, insistant que « ce n’est pas de la house » : Jefferson file alors des copies à des DJ, dont Ron Hardy (qui mixera le morceau final), et en un rien de temps, le morceau se retrouve joué dans les clubs de New York et d’Ibiza. Comprenant le succès du titre, Trax Records le commercialisent alors du jour au lendemain, sans prévenir Jefferson, qui dira n’avoir jamais touché de royalties de leur part (même s’il a continué à travailler avec eux !).