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Les poésies urbaines de CHATON en images

Les poésies urbaines de CHATON en images

CHATON sort le clip de « Poésies », en playlist sur Nova.

Par Bastien Stisi
Les poésies urbaines de CHATON en images

« Au bord de la faillite, je continue d’écrire des poésies ». La pop pour CHATON, et par extension, la création artistique, pourraient se résumer à cette phrase, scander comme une ligne de vie dans « Poésies », le premier extrait de Possible, son premier album qui arrive au mois de mars chez Arista et que l’on vous diffuse, en playlist, sur Nova : créer pour sur-vivre, pour s’en sortir, pour parvenir à remonter les pentes obliques des ravins dans lesquelles on bascule lorsque le chaos s’impose. Les mots sont une arme, parfois, qui nous protègent de nous-même.

Alors, CHATON parle de lui, dans sa langue maternelle (le Français) mais avec une voix qui n’est pas vraiment la sienne (les miracles de l’auto-tunes) et sous des productions conçues dans un dub électronique sans trop de BPM, ce qui donne à cette pop éminemment thérapeutique toute sa singularité. On l’y entend tomber, se relever, et regarder un horizon qui aboutit aujourd’hui à la sortie du clip de « Poésies », une illustration visuelle que Simon, le prénom de cet animal-là, nous explique :

Retrouver les sensations adolescentes d’une démarche créative absolument libre

CHATON

« J’ai écrit cet album POSSIBLE, dont le titre ‘Poésies’ est extrait, avec la seule urgence de me sauver de la folie. Retrouver les sensations adolescentes d’une démarche créative absolument libre. Me rappeler pourquoi j’avais fait de la musique non seulement un métier mais un pilier majeur de ma vie. Alors tout naturellement, lorsqu’il a été question de la mise en image de ‘Poésies’, j’ai cherché une personne qui pourrait s’abandonner de la même façon dans sa création, avec autant de passion et de conviction. Une minute a suffit lors de notre rencontre pour que je comprenne que ce serait Raphaël Pfeiffer ».

De ce dialogue entre CHATON et Raphaël Pfeiffer, est donc née cette collaboration, et la traduction d’un environnement urbain et spécifiquement parisien (« C’est Paris qui m’habite, je continue d’écrire des poésies ») trop souvent étouffé par la pression de ses autochtones aux démarches pressées. Raphaël :

On a commencé par suivre CHATON dans ses errances

« J'ai voulu faire un film simple qui traduise de manière minimaliste la poésie d'un environnement parisien urbain trop souvent écrasé par sa foule. Des routes, des habitudes, des destinations devenues des non-lieux à force d'être arpentés à répétition. Pour ce clip, je me suis inspiré d'une approche documentaire : on a commencé par suivre CHATON dans ses errances, dans le quartier qu'il habite et qui a nourri l'écriture du morceau.  On s'est ensuite intéressé aux détails, en apparence anodins, sur lesquels il s'arrêtait : l'agencement des chaises dans un café lambda, le défilement du béton dans un parking, la première fenêtre d'un immeuble à allumer la lumière quand la nuit tombe... On a voulu montrer la charge poétique de ces éléments qui n’attirent en principe pas l’attention, et célébrer ce que George Perec décrit dans 'L'infra-ordinaire' comme "l'interrogation de l’habituel. »

CHATON

CHATON, de bon matin, est également venu nous réciter ses poèmes électroniques en live, dans Plus Près De Toi, la matinale menée par Edouard Baer. Il y jouait évidemment ses « Poésies », mais aussi « Pas de doute » et « J’attends en bas », des titres qui figureront donc sur cet album qui sortira, on vous le disait, au mois de mars prochain.

Visuels : (c) Sony Music