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Lorsque Jean-Pierre Raffarin devient un hymne techno

Dombrance, moitié de DBFC, a son propre projet pour la France.

Par Bastien Stisi
Raffarin

En marge du projet DBFC (synthpop fiévreuse, dansante, névrosée), le producteur Dombrance (aka Bertrand Lacombe), qui en représente la moitié, s’est essayé un soir à quelques expérimentations alternatives. Des machines triturées dans tous les sens, des pensées étranges, une voix spectrale qui s'invite, et un aboutissement baroque, incarné par une danse dédiée à la figure, pourtant rarement assimilée à la fête, de François Fillon. Pas question ici de rendre un argent quelconque, mais de danser, simplement.

Le projet, très vite, prend une ampleur autre, dépasse le cadre d’une chambre isolée, et poursuit l’idée du politicard utilisé afin d’incarner la fête. Dombrance, aidé par les visuels de l'illustrateur Olivier Laude (vu chez L'Impératrice ou chez les confrères de Brain Magazine), bâti ainsi une assemblée bien à lui, dans laquelle s’immiscent aussi bien Philippe Poutou, Jaques Chirac, Christiane Taubira, Jean-François Copé ou Nicolas Hulot. Le changement pour maintenant.

Jean-Pierre Raffarin, lui, et après avoir été Premier ministre (2002-2005), est invité à prendre part à ce gouvernement qui permet, dans la même lignée que ce que proposait déjà DBFC, la rencontre de la musique pop et de la musique techno. « Raffarin », c’est donc le premier extrait du nouveau projet de Dombrance, un projet que les Rennais pourront retrouver ce vendredi 7 décembre, au cours d’une nuit que l’on devine froide mais cependant chaude, aux Transmusicales (Hall 9, Parc Expo).