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Charlotte a 17 ans | Paris

Un décapant portrait de génération envoie bouler Rimbaud (« à 17 ans on est pas sérieux »), en visant juste les envies et les déceptions d'une bande de filles québécoises.

11 juin 2019
Par Marine Bidegain
Charlotte a 17 ans | Paris

Les québécois ont le sens du titre. Ici, le second film de Sophie Lorain, s'intitule "Charlotte a 17 ans". Là-bas, il s'est appelé Charlotte a du fun. Et à une époque préparatoire, Salope dans le bon sens du terme. Cela donne le ton d'une comédie réaliste allant voir ce qu'il se passe dans la tête et dans les jupes des filles en phase intermédiaires : quand elles sont déjà à l'étroit dans l'adolescence mais pas encore ingérées par l'âge adulte. 

Si vous avez tiqué à la lecture du titre provisoire, c'est bon signe : Sophie Lorain signe un film sur la réputation, les étiquettes sociales mais plus encore sur l'envie de son trio de copines de vivre une vie épanouie, que ce soit dans leur sexualité ou leur travail. Comme Clerks (souvenez-vous, le  film culte des 90's sur des employés de vidéo-clubs en même phase de transition entre innocence de la jeunesse et maturité adulte) dont Charlotte a 17 ans pourrait-être une mise à jour dans une époque ou le féminin n'a plus peur de prendre la parole, ce film est en noir & blanc, mais est encore plus haut en couleur que ce soit par sa franchise de ton ou la langue québécoise. 

Derrière les flirts de Charlotte et sa bande, Lorain esquisse un formidable portrait de la génération Z (celle née au début des années 2010) chère aux sociologues quand Charlotte a 17 ans la regarde avec tendresse mais sans oeillères.

A.M
En salles le 12 juin.

Nova vous offre des places pour aller voir le film. Jouez juste en dessous avec le mot de passe de la page facebook Nova Aime.