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Pierre Sandwidi : dans les 70’s, le son du Burkina Faso

Pierre Sandwidi : dans les 70’s, le son du Burkina Faso

Nouvo Nova : « Marietou » de Pierre Sandwidi.

Par La programmation musicale.

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente dorénavant les coups de coeurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Marietou » de Pierre Sandwidi.

Longtemps restée dans l’ombre de celle de pays voisins comme le Mali ou le Ghana, la musique burkinabè s’est développée après l’indépendance du pays en 1960, connaissant une vraie révolution dans les années 1970. Un vivier artistique aujourd’hui exploré par le label français Born Bad Records, sur une compilation rendant hommage à un artiste en particulier : Pierre Sandwidi, l’une des grandes vedettes voltaïques de l’époque. Infirmier puis chercheur, très engagé politiquement, Sandwidi dénonce à travers sa musique les inégalités sociales et la corruption du pouvoir. Ses talents de conteur lui ont valu le surnom de « troubadour de la savane », mais il n’en oublie pas de faire danser la jeunesse d’Afrique de l’Ouest avec des morceaux plus légers :  ainsi, le titre « Marietou », paru à la fin des années 70, est un parfait exemple de « callao » — un type de danse lancé par Sandwidi lui-même, nommé d’après un oiseau sahélien qui sautille au lieu de marcher. Par cette compilation-hommage (à la très belle pochette), Sandwidi compte aujourd’hui parmi les grandes figures oubliées de la chanson africaine francophone, aux côtés de Francis Bebey ou Pierre Tchana.

Visuel : (c) Born Bad Records