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Les Beatles, fiers de se faire « voler » leurs chansons par Aretha Franklin

La revue de presse musicale du 21 août 2018.

Je vous ai parlé il y a quelques jours du nouvel album de Nicki Minaj, sorti le 10 août. J’avais cité dans cette revue de presse quelques lignes élogieuses des Inrocks, que je vous lis à nouveau : « Queen, c’est le titre de ce quatrième album repoussé à plusieurs reprises - dont les dix-neuf pistes transpirent de bout en bout le perfectionnisme. » Cette semaine, c’est Nicki Minaj elle-même qui transpire de bout en bout. La chanteuse est en colère, car son album n’atteint pas la première place des ventes. Le site chartsinfrance.net donne des détails sur l’incroyable courroux de la star : Nicki Minaj accuse son compatriote Travis Scott de profiter de la notoriété de sa compagne Kylie Jenner pour booster ses ventes. Je sais, faut suivre, ce n’est pas évident. Travis Scott (qui est donc premier du classement) propose à ses fans d'obtenir un exemplaire de son disque pour toute place de concert achetée. Une offre que Kylie Jenner (sa compagne) a partagée auprès de ses abonnés sur Instagram. Il faut savoir que Kylie Jenner a 113 millions d’abonnés. Nicki Minaj s’en est également prise à Spotify, qu'elle accuse de l'avoir boycottée. Car elle a fait écouter son album en avant-première aux auditeurs de la radio Beats 1 diffusée sur Apple Music c’est-à-dire la concurrence. Spotify se serait vengé, selon elle. L’industrie de la musique c’est pas rigolo tous les jours.

À propos de classement : le Thriller de Michael Jackson n’est plus l’album le plus vendu de tous les temps aux États-Unis. Dans le monde, Thriller est bien l’album le plus populaire de tous les temps, avec 47 millions de copies vendues. Mais aux États-Unis, un autre disque a désormais pris la place. Lequel ? Mmh ? Avec 38 millions d’exemplaires vendus, The Eagles et la compile Their Greatest Hits (1971-1975), sorti en 1976, est l’album le plus vendu de tous les temps aux États-Unis, nous apprend le magazine NME. Une compile des Eagles. Ok, bon, pourquoi pas. Il faut être ouvert. Thriller plafonne à 33 millions de copies vendues, cinq millions de moins donc.

Le duo rock The Liminanas, dont vous avez peut-être croisé la route en festival cet été, dévoile un titre avec Anton Newcombe, le leader et chanteur du groupe The Brian Jonestown Massacre. « Parce qu’ils ne sont ni l’un ni l’autre particulièrement axés sur le chant, peut-on lire sur nova.fr, monsieur et madame Limiñana ont décidé, lorsque cela est nécessaire, de s’appuyer sur la voix des autres afin de donner à leur rock psychédélique et shoegaze des allures de pop. » Ce qu’ils firent sur Shadow People, leur dernier album. L’actrice Emmanuelle Seigner, le musicien Bertrand Belin ou, déjà, Anton Newcombe, avaient prêté leur voix. Revoilà donc le trio Liminanas - Newcombe, dans une reprise des Kinks : le titre « two sisters ».

Encore une histoire de reprise, à lire dans le magazine Rolling Stone. Qui vante le génie d’Aretha Franklin jusque dans ses reprises des Beatles. « La Reine de la soul était probablement la plus grande fan des Beatles, avance le magazine. Elle pouvait se permettre de nombreuses reprises, à sa façon. Quand Aretha chantait une chanson, même une des Beatles, elle la revendiquait comme étant la sienne et le groupe anglais le savait, le comprenait. Rien ne pouvait les rendre plus fiers que de se faire « voler » une de leurs chansons par une personnalité comme Franklin », écrit Rolling Stone. Sa plus grande reprise des Beatles ? Probablement « The Long and Winding Road ». « Malgré tout le potentiel mélancolique de l’originale, Aretha parvient à faire ressortir la solitude à son état pur, elle ajoute ici un grain de gospel avec l’aide de son pote claviériste (et compagnon des Beatles), Billy Preston, à l’orgue. » Une chronique à lire plus en détails sur rollingstone.fr.

Visuel (c) Wikimedia Commons / Billboard Magazine / 17 February 1968

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La revue de presse musicale

par Armel Hemme
Du lundi au vendredi à 9h40