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Brian De Palma : « Vous allez citer toutes mes scènes de meurtre ? »

Causerie avec le réalisateur de « Carrie », « Blow Out » ou « Scarface », à l’occasion de son premier roman, le thriller politique « Les Serpents sont-ils nécessaires ? », co-écrit avec Susan Lehman.

blow out

Salon privé d’un hôtel cinq étoiles des Champs-Elysées. Brian De Palma, 77 ans, rentre dans la pièce tête baissée, sans un mot, sans un regard. Et s’assoit sur le canapé qu’il juge « horriblement » peu confortable. Départ d’une conversation au napalm, fidèle à sa réputation d’artiste acariâtre peu affable envers les journalistes ? Impasse, mission impossible ? Non.

Les serpents sont-ils nécessaires ?

Tout le contraire, même. Mais comment le réalisateur de Blow out (1980) ou de Scarface (1983), à l’affiche jusqu’au 4 juillet d’une rétrospective intégrale de son œuvre à la Cinémathèque de Paris, s’est-il retrouvé – une heure durant – devant le micro du juke-box littéraire de Radio Nova ?

 

Simple : le cinéaste vient de publier un roman, son premier, Les Serpents sont-ils nécessaires ?, co-écrit avec sa compagne, l’éditrice new-yorkaise Susan Lehman ; un thriller politique qui se pique de citer Épictète, prend pour antihéros un directeur de campagne électorale à la « décontraction sinistre » et qui, pour le moment, n’est sorti qu’en France (aux éditions Rivages). 

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Prétexte idéal pour explorer la relation aux livres du plus trouble des héritiers d’Hitchcock qui, pour Phantom of the Paradise (1974), réussissait à mélanger Le Fantôme de l’opéra, Faust, Le Portrait de Dorian Gray et Frankenstein. Au cours de cet entretien extrêmement cordial, qui doit beaucoup à la présence lumineuse de Susan Lehman, l’un des cinq movie brats du Nouvel Hollywood des années 70 revient sur son adaptation de Carrie de Stephen King (1976), les difficultés rencontrées en portant à l’écran Le Bûcher des Vanités de Tom Wolfe (1990) ou Le Dahlia Noir de James Ellroy (2006), ou sur l’hommage que Bret Easton Ellis lui rendit en faisant de Body Double (1984) le film préféré du tueur en série d’American Psycho.

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Vous entendrez aussi l’avis de Brian sur Sartre, Euripide ou à propos d’un célèbre livre pour enfants, La Toile de Charlotte, récit d’une amitié entre un cochon et une araignée, qui l’a ému « aux larmes ».

 

Comme Tony Montana, ça vous dirait un ice-cream avec mon ami et moi ?

brian de palma

Une émission conçue et animée par Richard Gaitet, réalisée par Sulivan Clabaut. Traduction des propos de Brian De Palma et Susan Lehman : Xavier Combe. Programmation musicale : Michael Liot.

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