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Pour Jimi Tenor, direction le Ghana

Pour Jimi Tenor, direction le Ghana

Le globe-trotter finlandais a un passeport bien rempli. Et ne compte pas s’arrêter là.

Par Bastien Stisi

En juin dernier, notre équipe de programmateurs (Michael Liot, Guillaume Girault, Christian Nzonta) s’enflammait pour « Mysteria », ce nouveau coup de grâce groggy signé Jimi Tenor, ce blond au look improbable (longue tignasse, chemise psychédélique et lunettes à la Phil Spector) et au passeport bien rempli (s’est désormais vers Berlin que se tourne ce natif d’Helsinki, qui a aussi séjourné du côté de New York, Londres, Barcelone…), présent dans le paysage depuis la fin des années 90. Réalisé par le maître Max Weissenfeldt (démiurge de Philophon Records et des Whitefield Brothers), son nouvel album, Order of Nothingness, on le voyait alors comme « une excursion folle à travers les fantaisies exotiques de Tenor, visitant afrofunk, jazz et grooveries psyché sur le trajet ». 

Et après « Mysteria », où Jimi Tenor posait sa voix androgyne, sa flûte, ses claviers et son saxophone, c’est sur le morceau « Vocalize My Luv » que l’on a craqué, un titre qui est aujourd’hui illustré par un clip très... DIY. Le morceau, cette fois, abrite la voix de Florence Adooni and Lizzy Amaliyenga, deux chanteuses de gospel originaire du Bolgatanga, au Ghana, qui magnifie une production qui groove une nouvelle fois considérablement. Cet extrait-là est issu du prochain album de Jimi Tenor, qu’il est actuellement en train d’enregistrer et qui sortira dans l’année. En attendant, dansons fort.

Visuel (c) capture d'écran YouTube