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À Saintes, une école pour faire de vous un gladiateur

À Saintes, des stages de gladiateurs

Brice Lopez, chercheur en archéologie expérimentale était dans la Grasse Matinale d'Armel Hemme.

Par La rédac.

A Saintes, en Charente-Maritime, une école vous propose d’apprendre à vous battre comme un gladiateur. Brice Lopez, chercheur en archéologie expérimentale, spécialiste des sports antiques, a ouvert cette école, après en avoir ouvert une à Arles...

Ancien éducateur sportif et combattant professionnel, il a un jour croisé la route d’archéologues & historiens, dont l’objectif était de comprendre les sports dans l’histoire romaine (jeux olympiques antiques, combats de gladiateurs)... 

Armel Hemme a passé un coup de fil à Brice Lopez, pour tenter de comprendre si les combats de gladiateurs étaient un sport comme un autre, dans l’antiquité.

Brice Lopez : La gladiature est un sport dans l’Antiquité, un sport un peu particulier qui mixe le côté activité physique, sportive, puis un peu le côté économique, comme le foot aujourd’hui, qui crée de l’argent et des produits dérivés. Il y a des produits dérivés de la gladiature, des lampes à huile, des bijoux à l’image des gladiateurs, des mosaïques. Mais oui, c’est un sport, avec des arbitres, où deux personnes qui se connaissent font un combat, mais un combat sportif, pas un combat où l’objectif est de s’entre-tuer. 

De quels indices dispose-t-on pour savoir comment se battaient les gladiateurs ? 

Brice Lopez : Il y a des armes de gladiateurs. Dans les films, ce que vous voyez, ils ont des grandes épées, ils se mettent des grands coups, mais en réalité, les armes des gladiateurs c’est des petites dagues, des petits couteaux comme vous en avez en cuisine qui font 30cm maximum. Quand on étudie les documents usuels des gladiateurs, les armes, les casques, les protections qui ont été retrouvé à Pompéi, à Rome, ou ailleurs, on peut dire comment elles étaient utilisées après un travail scientifique. 

Quand vous donnez des cours, vous distribuez des armures de 25 kg, aussi ?

Brice Lopez : Bien sûr, c’est hyper important que les gens qui pratiquent le fassent avec des beaux équipements. On a fait des copies des pièces archéologiques, les casques de Pompeï, de Rome par exemple, on est allés dans les musées pour les analyser. On utilise ces copies qu’on met à disposition des stagiaires, les casques, les armes, les ceinturons etc…

Finalement, les combats de gladiateurs… On s’en fait tout un monde, mais c’est pas si terrible

Brice Lopez : C’est un sport de combat comme un autre (rires), c’est juste qu’il fallait retrouver les gestes, et c’est ce qui a été mon travail pendant longtemps. 

Visuel : © Wikipédia / Martouf